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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 06:49

Bee Happy !

 

 

Gros plan sur une jeune Suzannoise auto-entrepreneuse, adepte des nouveaux médias et du marketing du bonheur

 

Raissa_photo.jpg

A première vue, on aurait dit Alice aux Pays des merveilles, ne serait-ce qu'à son joli petit minois. Raïssa Sornom-Aï a cet air de poupée grandeur nature, longiligne du haut de son mètre soixante-dix, avec sa jupe courte couleur café au lait et son débardeur rose flashy, stylé hippie-chic. Mais bien vite on note également, le côté femme assumée, les cheveux mi-longs, coquette jusqu'au bout de ses sourcils en traits (façon Marlene Dietrich , encadrant des paupières de poudre nacrées). À 26 ans, l'auto-entrepreneuse se révèle une personnalité bien trempée.

 

Elle se souvient que tout a commencé il n'y a pas si longtemps que ça, en 2008. C'est la case chômage, après son diplôme de l'EGC (École de Gestion et de Commerce préparant au métier de commercial/marketing), qui l'amènera au blog « Bee Happy ! »

Son blog, c'est son «CV», que visitent « environ 70 personnes par jour ». Même si au départ notre Bee queen est « limitée », comme elle l'admet, niveau design, elle peut compter sur l'aide d' un ami « qui a intégralement remis à jour l'interface ». Exit la mauvaise humeur et les rageurs, place aux coups de cœur et aux « bons plans féminins ». La plupart de son temps, la net-addict - aux 571 followers sur Twitter – le passe à butiner à droite à gauche, histoire de dénicher les « bonnes adresses ». « Sans contre-partie et avec un appareil photo, je pars en cliente lambda. Parfois, je laisse mon avis sur certains points à améliorer », clarifie-t-elle. On lui demande ce qu'elle y gagne. Elle répond, impavide, la voix douce, le timbre perlé : « Rien.»

 

Le grand rush du bonheur

 

Pourtant, devant son art de la rhétorique certain et son formatage EGC, plusieurs resteraient perplexes. Quelqu'un a dit « Formatage » On soumet le reproche à l’intéressée. « Oui. Un peu quand même », répond Raïssa. Et de nuancer que finalement, ce n'était pas tellement son «  truc ». D'emblée, elle dit qu'elle était surtout dans l'organisation de soirées, lorsqu'elle était présidente du Bureau des élèves, pour « faire bouger l’École ». Meneuse un jour, meneuse toujours. Aujourd'hui, et depuis deux ans maintenant, après un an à BuzBuz Magazine, la jeune femme truste le petit écran local, aux manettes de l'émission « Nou lé la », sur Télékréol. Programme qu'elle (co)anime (avec Emmanuel Colinet), les soirs de semaine, « 5 jours sur 7, pour une durée d' 1 h 15 ». Elle est heureuse, même pour « 51 euros facturés par prestation, à chaque émission », savoure sa « liberté d'action », la « bonne entente de l'équipe », à qui elle inspire d'ailleurs «professionnalisme et générosité. » Le samedi, c'est Bee'tiful Party ! au restaurant « Le 12 », pour des après-midis « mode, gourmandises et vide-dressing », peut-on lire sur son blog. Et les sorties nocturnes ? Pas la peine d'y penser. Raïssa prévient d'emblée : « Vous ne me verrez jamais en boite ! » Pas sa « priorité », comme pour les histoires de coeur, un domaine où elle restera pudique. Des projets ? Peine perdue, on n'en saura rien. Pour l'heure, elle cultive son bonheur – son jardin secret aussi et sa « liberté », que d'aucuns appelleraient « précarité ». On apprend d’ailleurs qu’elle arrête la télé.

Son leitmotiv, à peine revenue d'un voyage en Inde, à la recherche de ses origines et des « valeurs profondes de la vie », que « les sociétés occidentales » ont délaissées : « Vous pouvez être ce que vous voulez être », puisé à la lecture de de Paul Arden. Conjuguer ascétisme et auto-marketing serait possible ? Apparemment oui, pour une demoiselle dont le nom signifierait « collier en or » en Inde. A méditer.

 

Maude Emmanuelle TURPIN

(Photo : Djamina Valeama)

 

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 13:04

Ils vivent déconnectés

Le monde entier vit au rythme des réseaux sociaux, mais la page bleu a encore des résistants. Bien que la jeune génération se soit approprié ce phénomène, certains refusent de s’y soumettre. Rencontre avec ces anti-Facebook.

En 2012, tout le monde est occupé sur Facebook. « Le matin dans ton lit, tu Facebook, sur ton iPhone, ton BlackBerry,  tu Facebook… » Eh non ! C’est un autre refrain que nous chante Emeline, 20 ans. Elle fait partie des rares jeunes à ne pas posséder de compte sur le réseau. L’étudiante en master Enseignement, considère Facebook comme un « parasite de la société », qui privilégie une communication virtuelle au détriment du contact humain.
J’aime ou je n’aime plus ? À cela, Emeline répond : « Je n’aime pas et je n’aimerai jamais ». Consciente des risques, elle dénonce un manque de confidentialité et une vie trop exposée aux regards des autres. Véritable vecteur d’information, le réseau social inciterait donc à l’espionnage et aux « ladis lafés ».

« Dernière au courant »

Une génération prise au piège ? Pour cette jeune fille, protéger sa vie privée et professionnelle est un argument de choc : « Les employeurs enquêtent de plus en plus sur les candidats, ça peut nous porter atteinte ». Un fossé se creuse entre antis et pros. Se sentir exclu est le prix à payer, comme le constate Emeline : « Je suis toujours la dernière au courant, tout se fait via Facebook. C’est comme un moteur d’intégration dans la société, je me sens exclue. Pour autant, je ne m’inscrirai pas ». L’étudiante rejette de la même façon Skype et Tweeter.
Comme elle, d’autres préfèrent choisir l’isolement à l’exposition publique. Marion, 21 ans, n’a plus de compte sur le réseau. Elle se justifie : « Tout est déformé, je tiens à conserver une vie privée ». Il y a près de quatre ans, elle s’est créé un compte : « C’était la première chose que je faisais à mon réveil, j’étais accro. C’était devenu presque un mode de vie ». Puis la rupture avec cette addiction s’est imposée, son compte est désormais inactif. « Au début, confie-t-elle, ça me démangeait de me connecter mais je suis toujours en vie, je peux m’en passer ! »
Les nouvelles applications de Facebook telles que le « journal » incitent les jeunes à publier leur vie à la seconde près. Les curieux seront servis ! Sophie, une autre résistante de 22 ans, en formation de décoratrice d’intérieur, évoque elle aussi cette évidence : « Toute ta vie est exposée sur la toile, depuis ton inscription ». Et de rappeler : « Tu ne peux même pas supprimer définitivement toute tes données, tu es fiché à vie ».

Mais ces « antis-Facebook » restent une minorité. Mois après mois, le réseau social engrange de nouveaux amis, approchant aujourd’hui le milliard d’amis !

Coralie GEORGET

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 18:16

La mode du « m’as-tu-vu » ?

Swag, swag, swag comme dirait la chanson de Nancy Logan, cette nouvelle tendance venue des Etats-Unis est arrivée  à la Réunion il y a moins d’un an. Une mode vestimentaire, mais pas seulement.

Secretaly We Are Gay. Terme d'origine américaine, le mot swag désignerait, avec une forte connotation péjorative, les homosexuels qui vivent cachés. Aujourd'hui, ce néologisme urbain possède plusieurs sens. Littéralement, être swagg signifierait être prétentieux.
Peu importe, ce style ou façon d'être semble aujourd’hui attirer les jeunes Réunionnais. « Faut avoir du style et être classe en même temps, lance Loïc Hoarau, responsable du magasin Street Wear. Ce n’est pas s’habiller comme tout le monde. » Une culture qui se joue essentiellement sur l’apparence. Se démarquer par son style vestimentaire, chercher l’originalité pour ne pas passer inaperçu. Mais comment ?
Corentin 18 ans, swaggeur depuis peu, propose un mix de vêtements entre le rétro et le dernier cri. « Pas obligé d’acheter des vêtements chers, il faut trouver des habits uniques », suggère t-il. Tout un art pour impressionner les autres. « Les jeunes achètent des casquettes, des lunettes de différentes couleurs », raconte Amin, patron du magasin Hexagone. Si possible éclatantes et fluorescentes…, des sacs aux chaussures en enfilant les T-shirts…

« Se donner de l’importance »

Hormis l’apparence, être « swaggé » relève d'une attitude « cool » d'après Leslie, étudiante de 18 ans. Une façon de se pavaner. « Il faut être sur de soi suppose Naushad, 21 ans. C’est une façon de marcher, de parler, de se donner de l’importance. » Un mode de vie « M’as-tu vu ? », voire « bling-bling » ? Les fashion victims se défendent. Selon Corentin, « pour devenir swaggeur,  il ne faut pas forcément avoir beaucoup d’argent contrairement au bling-bling. »
Pas sûr pour autant que le terme reste dans les annales de la mode. Tout comme le phénomène tecktonik (qui s’en souvient ?), la « swagg attitude pourrait n’être  qu’éphémère », reconnaît Amin. Et comme l’aurait dit Coco Chanel, qui se retourne certainement dans sa tombe, « la mode se démode, le style jamais »…

Michèle JEAN FRANCOIS

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 08:31

Marcher équilibré

A l’oreille, le phénomène sonne comme un coup de fouet. Les adeptes du « slack » semblent tout droit échappés d’un chapiteau et ne gardent jamais longtemps les pieds sur terre. Les Réunionnais n’y échappent pas.

slack3.comp.jpgLongtemps cantonné au monde de l’escalade, le slackline (ligne molle) envahit depuis peu l’espace public. Le concept est enfantin : une sangle, deux points d’accroche et c’est parti pour une traversée à bas risques, à moins d’un mètre au-dessus du sol. Plus résistante et plus élastique qu’une simple corde, la sangle donne son nom et sa particularité au slack. Au fil des pratiques, elle s’est diversifiée pour offrir une gamme toujours plus large. A chaque utilisation son modèle. La trickline, courte et tendue, permet d’effectuer toutes sortes de figures quand la highline, plus longue, chasse l’altitude et la peur du vide.
Aujourd’hui considéré comme un sport à part entière, le slackline a développé son réseau sur Internet et regroupe une communauté estimée à 20 000 slackers dans le monde. D’autant que l’achat de matériel se fait exclusivement en ligne. Pour un kit débutant, comptez 55 euros sans les frais de port.

L’exemple de Koh-Lanta

Il n’est pas étonnant de voir ces joyeux funambules investir le paysage réunionnais. Mathieu, 44 ans, a attrapé le virus en regardant Koh-Lanta : « Un candidat en faisait, alors, vu que j’aime tout ce qui touche à l’acrobatie et au cirque, j’ai voulu essayer. » Depuis deux ans, il tend régulièrement sa slack autour d’Etang-Salé. Son dada ? Placer des figures de hip-hop. Gaël, dionysien aux dreadlocks soignées, confesse sans détour son addiction. Et en loue les vertus physiques : « On travaille le gainage à fond ! J’avais des problèmes de dos, et depuis la slack, je me porte comme un chat. Un chat perché. » (sourire) Pour les amateurs de sensations fortes, les défis ne manquent pas. En janvier 2011, trois amis ont baptisé les trois Salazes, sur les remparts de Cilaos. Ils ont ensuite posté sur Internet une vidéo de leur highline. A couper le souffle.               
La pratique du Slack attire de plus en plus de monde. Dimanche, aux Journées alternatives de Saint-Louis, Mathieu animait une démonstration. Aucune structure officielle n’existe à l’échelle réunionnaise alors les organisateurs ont fait appel à lui. L’initiative a rencontré un joli succès auprès des enfants. Face à la demande des parents, l’absence d’encadrement institutionnel fait tache. A défaut, l’ASCUR (Association Sportive et Culturelle de l’Université de La Réunion) songerait cette année à mettre en place un créneau slack à destination des étudiants.
En attendant, au pays des « founambules », le risque est moins de tomber dedans que de monter dessus…

Fabien LEFRANC

Photo Eva Galan

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 08:21

 Viens «dormir sur mon canapé »

Réunionnais, prêts à rencontrer des voyageurs ? Voyageurs, vous cherchez un logement pas cher et convivial ? Couchsurfing propose de vous mettre en relation. La participation est libre et gratuite. Un sytème qui fonctionne particulièrement bien sur notre île.

couchsurfeurs.comp.jpgA La Réunion, le site couchsurfing est en vogue : 74 membres inscrits à Mayotte, 300 en Guadeloupe… et 700 à La Réunionnais (3,9 millions dans le monde), qui souhaitent dormir une nuit ou deux sur le canapé (couch) d’un membre. Parmi ces derniers, Franck, Hélène, et leurs trois filles Lune, Ambre et Neije  vivent dans une petite maison de Saint-Denis. Pour le couple, l'aventure relève de la démarche militante. « Il s'agit de ne plus avoir peur de l'autre et de se faire confiance, explique le père avec enthousiasme. Couchsurfing sort des circuits monétaires, c'est un retour à l'accueil spontané. Cela joue un rôle éducatif énorme auprès des enfants. »  
Franck raconte que la première fois, ses filles s’inquiétaient à l’idée d’héberger un étranger. « Depuis, les couchsurfeurs sont totalement intégrés à notre quotidien et partagent des tranches de vie de famille », se félicite le père de famille. Un couple qui travaillait dans l'univers du cirque a même offert une démonstration acrobatique aux enfants pour l'anniversaire d'une des filles. « Avec couchsurfing on aime refaire le monde. Un soir, nous avions cinq voyageurs à la maison parlant des langues différentes : polonais, allemand, espagnol... Les situations étaient cocasses et personne ne se comprenait. Nous avons pourtant passé un superbe moment ! »  
Une mère de famille hollandaise qui faisait le tour du monde avec ses enfants, un cuisinier australien qui préparait des petits plats à ses hôtes, des voyageurs « consommateurs de pays  en escale éclair » à ceux qui viennent visiter la région quelques semaines voire s'y installent... Ils sont nombreux à être passés dans le salon d'Hélène et Franck.       
Ce sentiment de partage, Maëlle le ressent également. L’ancienne étudiante en biologie de Paris avait décidé de s'installer à La Réunion. Aucune connaissance ni famille, sa seule connexion avec l’île fut le couchsurfing. Ses contacts lui ont appris où aller et l’ont aidé à s'installer. Elle témoigne : « Ça a facilité l'arrivée. Je me suis sentie moins isolée. Seule, je n'aurai sûrement pas eu la force de débarquer ici ». C’est aussi cela, la promotion canapé…

Rémi-Kenzo PAGES

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 09:29

Contourner son forfait grâce à internet

 


Appeler vers n'importe quel point du globe avec un téléphone portable, sans dépenser le moindre centime de votre forfait… C’est ce que proposent les services de VoIP (voice over IP), comme Skype, Viber ou encore Whatsapp, au grand dam des opérateurs.

 

Depuis le développement des "smartphones" sur le marché, qui rendent la navigation sur internet plus facile, il suffit d’avoir aujourd’hui une connexion 3G illimitée pour pouvoir appeler gratuitement. Viber par exemple, est une application gratuite qui va détecter automatiquement les contacts de votre carnet d’adresse qui sont membres de cette application. Vous pouvez alors les appeler gratuitement, sans que votre forfait n’en fasse les frais. Aussi simple qu’un coup de fil classique! Les jeunes sont de plus en plus nombreux à avoir recours à ces services. Michel, 26 ans, fan de nouvelles technologies, ne cache pas sa satisfaction face à ces nouveaux services : « Il s’agit d’un moyen pour les jeunes d’économiser de l’argent facilement. La semaine dernière, j’ai été en boîte de nuit et mon meilleur ami a pu passer la soirée en direct avec nous en visioconférence ! »

Mais attention : avant de rester des heures au téléphone, il faut s'assurer de disposer d'un forfait 3G dit illimité au risque de se retrouver avec une facture astronomique. Axelle, 22 ans, étudiante en langues étrangères, témoigne : « Je n’ai pas du tout eu le réflexe de vérifier si ma connexion internet était illimitée hors du département. Au retour de mon séjour en métropole j’ai reçu facture s’élevant à un montant de plus de 250 euros. »

 

Les opérateurs mobiles

 

Selon une étude de l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP) menée en 2011, le trafic de voix sur IP représente désormais 81% de l’ensemble des minutes des communications internationales. C’est autant de recettes en moins pour les opérateurs de téléphonie mobile, qui ne peuvent plus surfacturer des communications hors-forfait.  Chez SFR, le sujet semble déranger, comme si l’entreprise craignait que la pratique se développe davantage encore. Un cadre du groupe Orange Réunion, qui a souhaité rester anonyme, reconnaît que « ces nouvelles technologies entrainent une diminution de chiffre d’affaire ». Mais Orange relativise : « Le phénomène est encore limité à certaine communauté et ne met pas en péril notre modèle économique».

En outre, comme ces applications nécessitent l’équipement d’un smartphone avec accès à internet illimité, les abonnés souscrivent à des forfaits généralement plus chers. Cela laisse présager des perspectives commerciales importantes sur le marché de  la téléphonie mobile, autant sur le marché des particuliers que des entreprises.

 

VoIP : avenir de la télécommunication

 

A la Réunion, la grande majorité des entreprises et des collectivités, disposant d’un nombre important de lignes téléphoniques, font appel à des prestataires de système de téléphonie pour installer ces fameux systèmes en interne. Selon l’ancien responsable du système d’information du Crédit Agricole, « toutes les agences de l’île sont reliées en VoIP. Malgré un coût d’acquisition et un budget d’investissement assez lourd au niveau des équipements (serveurs, licences, téléphones IP), avec plus de 600 salariés, ces services nous permettent de faire entre 30 et 40% d’économie sur les communications.»

 

D’ici quelques années, il est probable que tous les appareils sans exception seront synchronisés et connectés à Internet. La voix se couplera avec de l’image, ce sera la fin de la téléphonie traditionnelle.

 

Murielle HAN-KWAN

 


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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 10:02

Le vinyle trace son sillon

 

 

A l'heure où l'industrie de la musique ne jure plus que par le mp3, le disque vinyle fait de la résistance. DJs, musiciens mais aussi simples passionnés le remettent au goût du jour et dépoussièrent les platines.

 

 

vinyle.varangue.jpegLe 8 février dernier, comme chaque mercredi, Karl Hungus a investi la terrasse des Récréateurs, à Saint-Denis. Les 45 tours d'artistes funk comme Bobby Byrd ou Richard Ace se sont succédé sur les platines du DJ. Une équipe de Réunion Première était même présente pour filmer cet artiste qui, depuis huit mois maintenant, attire les amateurs de musique au café culturel.
Les vinyles, Karl Hungus en manipule depuis sa plus tendre enfance. Il en a même fait son métier en devenant DJ, comme son père : « Aujourd'hui, une personne met son Ipod en marche et vaque à d'autres occupations. Un vinyle, on doit le sortir de sa pochette, le placer sur la platine, poser le diamant de lecture avant de pouvoir enfin l'écouter de manière attentive ».
C'est justement « en pensant aux DJs » que le musicien électro Jako Maron a édité une version vinyle de son dernier album Sitarane Larivé. « Il s'agit d'un 45 tours classique, qui comporte deux versions du titre et quatre remixes, explique-t-il. J'ai aussi voulu rendre hommage au morceau original de Michel Admette qui existait, lui, en vinyle ».

 

 

« Encore de belles années devant lui »

 

Les professionnels de la musique ne sont pas les seuls nostalgiques du disque microsillon. Yann Guyonvarch, 41 ans, possède un peu plus de 150 33 tours ainsi qu'une cinquantaine de 45 tours. Le tatoueur saint-leusien ne quitte pas sa platine Akaï depuis qu'il a 15 ans: « Ça fait toujours plaisir d'écouter un bon vieux Led Zeppelin an sachant qu'il sort de la première pression ».
Bien qu'elle soit née en plein avènement du CD, Elise Ratsimiseta, 20 ans, ne jure elle aussi que par le vinyle. « J'aime ce côté vintage, ce son ancien qui me rapproche d'une époque », sourit l'étudiante, qui s'est passionnée pour l'objet en écoutant Jimi Hendrix ou Janis Joplin sur son tourne-disque datant des années 1980. Un tourne-disque qu'elle partage parfois avec son amie Emilie Anacoya, une étudiante de 25 ans accrocs aux 33 tours. Ce qu'elle recherche avant tout, c'est « le moment précis où tu poses l'aiguille sur le disque et où un truc se passe. On ne peut pas y être indifférent. ». Et d'ajouter : « Il y a un vrai marché depuis des années dans le hip-hop, le rap et l'électro. Le vinyle a encore de belles années devant lui ».

 

Confirmation avec Gerald Le Brun, responsable des rayons musique et vidéo à Agora : «  Les ventes de vinyles en France ont augmenté de 26% en France l'année dernière. Sur les 300 exemplaires de jazz en stock avant les fêtes de fin d'année, nous en avons déjà écoulé près de 200 », se félicite-t-il. On se frotte aussi les mains du côté des vendeurs de platines. Selon Didier Hoareau du magasin Fotelec, « ce qui se vend bien en ce moment, ce sont les platines munies d'une sortie USB. On peut numériser ses vinyles sur son ordinateur, et écouter son album en voiture par exemple. » Le vendeur conclut : « Les gens continuent d'acheter les vinyles parce que la chaleur du son est inégalable. Aucun CD, aucun mp3 ne possède une telle qualité ».

 

Gaëlle GUILLOU

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 09:31

Les jeunes veulent leur photos

 

Filles et garçons sont nombreux à vouloir s’exposer devant l’objectif. Pour immortaliser leurs meilleurs moments, ils font appel à des photographes amateurs sur Facebook, dans la presse, par des connaissances… Un business encore bénévole et sans dérapage, pour le moment.

 

pose.photosPetit.jpegLe port de Saint-Pierre, un samedi après-midi. Quatre photographes et une poignée de jeunes jouent aux professionnels. Freddy Ineze, fondateur du Collectif Picture, se concentre sur Adeline aux allures de Narcisse. « J’aime me faire prendre en photo depuis que je suis toute petite », reconnaît la lycéenne de 17 ans. C’est par un ami commun que la Saint-Pierroise rencontre le groupe. « On est sollicité ou on sollicite souvent des jeunes via Facebook mais c’est aussi le bouche-à-oreille qui nous fait connaître », précise Farid Robert, l’un des membres.

 

Depuis, les jeunes modèles semblent faire la queue pour rencontrer les amateurs. Mike a 16 ans et pose depuis quelques mois maintenant. Son image, il en serait presque fan. « Toutes les photos du shoot sont publiées sur Facebook et après les gens parlent de moi et je fais de nouvelles rencontres », lance-t-il ingénu. « J’aime avoir de belle photos et j’en fais souvent avec plusieurs photographes amateurs », raconte Morgan, jeune lycéenne de 16 ans. M.G Design et le Collectif Picture ont créé un compte pour être contactés plus facilement. Et avant de se faire un nom, ces amateurs shootent le plus grand nombre gratuitement. « C’est la passion avant tout », justifie Mathieu Goudey. Une aubaine pour les modèles en herbe. Tous, fiers de leur minois, publient tous leurs clichés sur Facebook.

 

Si Freddy Ineze a toujours aimé prendre des clichés, cela ne fait que six mois qu’il s’est lancé dans les photos de mode et deux mois qu’il a créé le Collectif Picture. « Au début, je photographiais surtout mes proches et depuis un an je travaille aussi sur des événements avec un professionnel », raconte le Saint-Louisien. Le groupe n’a pas de studio mais sillonne toute l’île en bus pour les séances.

 

« Je fais ça pour le plaisir »

 

A 17 ans, Mathieu Goudey, en revanche n’a pas la possibilité de se déplacer. « Quand j’aurai mon permis, j’envisage de shooter un peu partout mais pour le moment ce sont les modèles qui se déplacent », explique le lycéen en secrétariat. Le Saint-Pierrois, connu sous le nom de M.G Design, travaille seul depuis un an. Le succès semble au rendez-vous. « En une semaine, je peux avoir une vingtaine de demandes », comptabilise-t-il. Ses modèles, filles ou garçons, sont tous mineurs, entre 16 et 17 ans. Freddy Ineze, lui, photographie aussi des modèles de plus de 18 ans. « Si on a beaucoup de demandes, je privilégie les majeurs ; et les mineurs, c’est à partir de 16 ans ». Les amateurs ont conscience des risques encourus avec les filles mineures, ils font attention. « Souvent les parents m’appellent pour me donner l’autorisation de photographier leur fille et certains assistent même à la séance », prévient Mathieu Goudey. Même règlement pour le Collectif Picture mais jusqu’à maintenant, aucune autorisation écrite n’est demandée, ni pièce d’identité.

 

Modèles et photographes chantent le même refrain. Les clichés, ils adorent. Mais si la photographie reste une passion pour la plupart des amateurs, à 21 ans, Freddy Ineze espère en faire son métier…et, enfin, faire des photos de charme.


Précilla ETHEVE

 

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 15:43

Envoie VISION au 808

 

Voyance, cadeaux, tchat, sonneries et chansons, il y en a pour tous les goûts avec les SMS… On se laisse parfois tenter en oubliant les surtaxes. 

 

VISION au 8088 pour connaître son destin. Tentant. Mais au final, surprise : près de 9 euros dépensés, soit, six SMS au lieu de trois annoncés, pour une réponse vague : «  Vous avez la chance de votre côté, mais précisez la question ». Parce que oui, il faut poser des questions pour avoir des réponses et aussi  fournir nom, âge et choisir son voyant. Ça, ce n’était pas prévu. Même si le nombre d’envois est  bien précisé  - en tout petit.

« Les conditions de vente de ce type de service sont floues, c’est presque de l’abus, s’indigne Georges-Marie Lebon, vice-président de  l’association de consommateur UFR Que choisir.  Ça devrait être écrit en gros ; les chaines qui diffusent des publicités pour ce genre de service n’insistent pas assez sur leur fonctionnement ». Pourtant, même si on constate une multiplication de ce genre de services avec un public de plus en plus jeune, le Comité territorial de l’Audiovisuel (CTA) ne signale pas de fraude.

Or la réglementation est stricte : le message de prévention pour les jeunes est une obligation dans la tranche horaire 5h-minuit. « Notre mission est de protéger les mineurs, plus crédules que des adultes ; on surveille surtout les SMS en lien avec des sciences inexactes », explique Blandine du Peloux, secrétaire générale du CTA. Comme les services qui promettent de vous mettre en relation avec des voyants.

Deux semaines après avoir envoyé VISION, voilà qu’on me propose justement une voiture ! « Le gros lot va bientôt tomber. Pour figurer dans les derniers participants, envoie REVE au 8090… » Comme le dit Hanna, étudiante en psychologie, « il faut être naïf et manquer de confiance en soi pour croire ses trucs quand même ! » Pourtant, vu le nombre de pubs à la télé, le système doit rapporter…

Sarah BARRET

 

 

 

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 08:42

 

 

Vive mister pied de bois !

 

L’Onu a déclaré 2011 année internationale de la forêt. À cette occasion, la France a lancé le concours de l’Arbre de l’année. Des scouts réunionnais présentent leur candidat : un superbe Ficus square Leconte Delisle à Saint-Denis.

 

arbre-petit.jpgEn métropole, les arbres commencent à perdre leurs feuilles. C’est donc nus qu’ils vont se présenter devant le jury de « l’arbre de l’année », un concours organisé par l’Office National des Forêts et le magazine Terre Sauvage. Nus, sauf à La Réunion ! Parmi les 26 candidats, un pied de bois pays concourt afin de voir une de ses jeunes pousses plantée dans le jardin de l’Elysée. Un Ficus Retusa qui ne connaît pas les saisons et qui étire ses branches tentaculaires au-dessus du square Leconte Delisle, à Saint-Denis.

Ce sont les scouts Pionniers Caravelles qui l’ont choisi. « On dirait que l’arbre a deux troncs », s’extasient les jeunes. Le Ficus est en effet accouplé à un flamboyant, le tout formant un pied de bois aux dimensions impressionnantes : une circonférence de 4m20 et une hauteur d’environ 20 mètres. « Comme il est au centre ville, tout le monde le connait », affirme Adrien, jeune scout. Deux excellentes caractéristiques qui font de lui un « citoyen » incontournable à Saint Denis. Situé en face d’un fastfood très fréquenté, d’un cinéma et d’une ancienne boite de nuit, il a vu la ville évoluer autour de lui.

Le « cent cinquantenaire » en garde des souvenirs vivaces, comme l’attestent les traces sur son écorce, tatoués au couteau ou inscrites au blanco : Damien a proclamé son amour pour Primina, alors qu’un inconnu a gravé un cœur, apparemment certain que la belle saurait à qui il était destiné… Notre pied de bois accepte aussi les commentaires plus branchés, comme ce

« 97400 Chaudron en force » et les insultes, genre « si tu m’aime pa va niqué ta mère ».

Le plus difficile à supporter pour le Ficus, c’est surtout l’indifférence : sur le site http://www.arbredelannee.com, seulement 552 Réunionnais ont voté pour lui. Bien moins que les supporters du pistachier-lentisque corse ou du fromager martiniquais. Fin des élections le 30 octobre.

Guillaume PERROT

 

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