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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 15:05

Des fleurs et de la sueur

 

Dans le cadre des Florilèges, la fête commerciale dédiée aux plantes, la 17ème édition de la course des Fleurs a eu lieu ce 9 octobre. Un parcours de 10 km relativement simple, et fleuri comme il se doit.

 

course-fleurs.jpgQue l'on soit une graine d'athlète ou une vieille branche, « cette course est faite pour tout le monde », explique Paulet Payet, maire du Tampon. « J'y participe aussi ! » annonce-t-il assis sur un vélo. Non, Monsieur Le Maire ne triche pas, lui n'est pas là pour la compétition. Il est à vélo pour accompagner les bénévoles : une vraie balade champêtre.

« Le sport au Tampon, ça pousse ! » blague Ernaut Rivière, président de l'OMS du Tampon. 300 coureurs, de 15 ans jusqu'à pas d'âge : le doyen a 80 ans. Et il est encore vert! Car si la course des Fleurs est intitulée ainsi en raison des Florilèges, c'est aussi qu'elle ne manque pas de belles plantes. Ni de verdure tout au long du parcours. De la place de la mairie, au stade du Bras de Pontho, il y 5 km. L'aller-retour en fait une épreuve abordable, sur un terrain facile mais quelque peu valloné. Et ce dimanche matin, à huit heures, les participants sont d'excellente humeur. Le soleil tape un peu mais on l'oublie : l'air est frais dans les hauts. 

Facile aussi, la victoire de Bruno Betsman, 34 ans. A peine le coup de sifflet de départ donné, le voilà qui franchit la ligne d'arrivée. Comme tous ceux qui le suivent, il est accueilli par les cris des pom-pom girls coiffées de fleurs. 33 minutes ! Il souffle modestement : « C'est un parcours sympa ! » Quant au deuxième, Jean-François Lebon, il lance : « Je ne me suis pas même pas entrainé ».

Ces licenciés d'athlétisme sont là surtout pour garder leur place au Challenge hors stade et faire un bon score au classement général de la saison. Ils n'ont pas eu le temps d'apprécier le paysage. Contrairement à Christian Larcher, le doyen de cette course : il est champion d'Europe du 5 km des plus de 80 ans. Il est un habitué et apprécie de se mesurer aux autres. « Je suis un pur compétiteur », assure t-il. L'homme affectionne particulièrement cette course : il est aussi collectionneur d'orchidées. Et il confie faire d'une pierre deux coups ; après l'épreuve, il se rendra au parc Jean de Cambiaire, le rendez-vous des amoureux des plantes cette semaine, puisque les Florilèges rassemblent des dizaines et des dizaines de trésors à pistils et étamines.

Les coureurs encore sur le parcours courent à l’ombre de bougainvilliers et autres arbustes fleuris parfaitement taillés le long des trottoirs. De grands arbres dansent avec l'air matinal et entre les jardins entretenus des riverains la nature, même sauvage, est envoûtante. Ce n'est pas la mauvaise herbe qui gâche ce cadre bucolique, ce sont les voitures. Même un dimanche tôt le matin, la route fourmille d'automobiles. Étonnant ? Non, fête commerciale oblige. Le parcours en boucle n'a pas été fermée à la circulation. Héléne Taochy, première chez les dames, s'est sentie vulnérable ; « J'ai vraiment eu peur des voitures, c'est dommage » halète-t-elle en faisant la moue. Emilie et Wilfried venus se dépenser en couple, s’indignent même : « Des automobilistes nous ont demandé de nous écarter, ils nous ont insultés ! »

A l’arrivée, chaque participant a reçu un petit cadeau, un collier de frangipanier. Le bouquet final, après la remise des médailles et des coupes, est la loterie. Les numéros de dossards tirés au sort repartent avec des cadeaux pas tout à fait ordinaires. Que dire de celui qui est reparti avec une débrousailleuse ? C'est en cas d'overdose de fleurs ?

 

Elodie LAURET (étudiante en licence Journalisme)

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 17:30

Un trail éco-responsable

4996 coureurs, répartis sur les trois épreuves de ce Grand Raid 2011 (Diagonale des Fous, Trail des Mascareignes et Trail de Bourbon), vont mettre à mal plus de 200 km de sentiers entre le 13 et le 16 octobre. Le trail, course nature par excellence, est-il réellement « vert » ?  


Si cette 19ème édition  ne connaît pas de grands bouleversements au niveau du tracé, du côté des coureurs, une petite révolution se prépare. Finis les gobelets jetables et autres déchets laissés sur les sentiers réunionnais. L’organisation s’est engagée pour ce Grand Raid 2011 à la préservation de l’environnement, en offrant aux raiders des gobelets uniques ainsi que des réceptacles pour les petits déchets. « L’image du ravitaillement des courses sur route et des gobelets sur la chaussée ne convient pas aux coureurs », reconnaît Cyril Sidonie, directeur de course adjoint. « Ces derniers sont sensibles à la cause environnementale, qui plus est à La Réunion, où la majorité des sentiers utilisés pour le Grand Raid font partie du Parc naturel », insiste-t-il. Pour lui, cette course ne pollue pas plus que cela car « tout est fait » en amont et en aval pour « limiter » l’impact écologique. « La gestion des déchets se fera en temps réel. Après la course, nous enverrons une équipe refaire les passages empruntés par les coureurs pour collecter les déchets restants. Nous serons aidés dans cette tâche par l’entreprise Nicollin, qui se chargera en plus de traiter les déchets médicaux ».

 

« Certains randonneurs font plus de dégâts »

 

Du côté de l’ONF, qui s’occupe de l’entretien des sentiers, on garde le même optimisme. Pour son directeur Hervé Houin, il est « plus facile » de gérer l’impact écologique d’une course comme le Grand Raid, car le tracé est « clairement établi ». « Certains randonneurs du dimanche font plus de dégâts », sourit-il. Ce dernier semble se satisfaire de la gestion des déchets effectuée par l’association Grand Raid. « Par le passé, ils ont fait du bon boulot concernant le nettoyage des sites. Nous intervenons juste dans les endroits qui leurs sont inaccessibles, comme les plateformes rocheuses ou les raccourcis pris par les coureurs », conclut-il. Voilà pour les déchets. Reste la question du passage de 3000 coureurs dans un temps restreint sur des sentiers souvent présentés comme fragiles…

 

                                                                                                            Samuel IRLEPENNE

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 17:12

Une vague à croquer

Moins de deux semaines après la disparition de Mathieu Schiller, victime d’une attaque de squales, s’est tenu le Nissan Bodyboard Pro sur le spot des Archers de Saint Pierre. Une compétition perturbée par le risque requin.

 surfpetit.jpg

Dix ans après le dernier événement mondial de surf à la Réunion, les rois de la vague ont retrouvé les spots de l’île dans un contexte pour le moins sécuritaire. La quatrième attaque de l’année, deuxième mortelle, intervenue mi-septembre, a fortement remué le monde du surf local. Ce samedi matin, la crainte du prédateur marin est palpable.

Les organisateurs s’activent dès la première heure. « D’habitude, on se met en place juste une heure avant le début de la session », explique un membre de l’organisation. C’est que le déploiement d’un dispositif de sécurité exceptionnel demande plus de temps.

Dès 9h, les moyens humains et matériels sont sur place : des pompiers, en passant par les sauveteurs en mer ou encore les scaphandriers, qui doivent être lâchés quelques mètres au large des tubes…, tous sont sur le pont équipé et prêts à intervenir. Outre les classiques équipes d’intervention, qui évoluent en jet ski, en zodiac, voir en paddleboard… un expert des méthodes d’intervention utilisées en Australie et à Hawaï, est également présent.

 

« La Réunion, c’est sharky »

 

« Je suis capable de porter secours quelles que soient les conditions de vague », assure Laurent Morel. Basé sur la plage, en liaison permanente avec les équipes évoluant sur l’eau (jet ski, zodiac…), l’éducateur sportif guette les surfeurs, paré à réagir. S’il doit intervenir tout est prêt : « ma rescueboard, mon rescuetube (une bouée), et ma fidèle paire de palmes ».

Les vingt-quatre meilleurs bodyboardeurs de la planète attendent le lancement de la compétition, pas vraiment stressés par l’étendue du dispositif. « Pas question de renoncer à d’aussi belles vagues à cause d’un supposé risque requin », lance un concurrent sud-africain.

Mais voilà : la houle est trop forte et empêche les navires de surveillance et de transport de scaphandriers de sortir du port de Saint-Pierre. Pas question de se lancer à l’eau sans cette garantie, rendez-vous est pris à 7h le lendemain. « C’est vraiment frustrant, les vagues sont magnifiques aujourd’hui… Mais je comprends tout à fait la décision, la Réunion c’est  sharky, on ne peut pas jouer avec ça ! », philosophe Amaury Lavernhe, champion du monde en titre.

 

Hadrien FAIVRE

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 18:14

La Réunion botte en touche

 

Les phases de poules de la coupe du monde de rugby s’achèvent. Un rendez-vous sportif qui n’attire pas foule à la Réunion. Le ballon ovale n’a pas encore rebondi sur les terrains….ni dans les bars.


 rugbyokDes « olé ! » à peine audibles. Serveurs vêtus de maillots de rugby, possibilité de paris entre amis. Le restaurant les 3 Brasseurs de Sainte-Marie a tenté de jouer le jeu, samedi dernier lors du match France-Canada. Coup d’envoi. Quelques encouragements timides devant l‘écran géant  surplombant l’endroit. Le nez plutôt dans les assiettes, on est bien loin de l’effervescence que peut provoquer la coupe du monde de football.

« C’est dommage qu’il n’y ait pas plus de personnes qui s’intéressent à ce sport » regrette Tristan le rugbyman amateur venu soutenir le XV de France. Passionné depuis dix ans, il aimerait montrer que le rugby « en a plus dans le ventre » que son comparse le ballon rond.

Encore en phases de poules, phases éliminatoires, les matchs n’attirent pas grand nombre de spectateurs. « Lé pa enkor intéressant, tout le ban z’équipe faib lé enkor la ! » s’exclame Didier 33 ans entre deux coups de fourchette. 

Mêlée ordonnée, mêlée spontanée. Un lexique « compliqué » pour Adeline qui pense que le rugby « simplement par ses règles s’isole de son public ». Des horaires dérangeants, des règles encore inconnues. Et il ne s’agît que de la septième édition de cette coupe du monde créée en 1987. Un phénomène récent qui a du mal à détrôner  vingt coupes du monde de football. Autant de motifs pour expliquer le peu d’engouement que génère l’événement sportif.

D’ailleurs, le ballon ovale ne fait pas tant d’adeptes à la Réunion, malgré ses quatorze clubs. Avec 4500 licenciés au total contre 30 298 pour le football, le ratio est flagrant.

«  Le rugby bouscule les habitudes des Réunionnais », affirme Laurent Painiaye,  trésorier du comité territorial de rugby de la Réunion. Et de regretter « le peu de médiatisation » tout comme « le faible nombre de partenaires ». Pourtant, « nous avons trois joueurs de moins de dix-huit ans au niveau national. Pas encore notre Guillaume Hoarau mais on tient des résultats ! ». Alors pour « fidéliser » et attirer ses licenciés, le comité organise des voyages vers la Nouvelle-Zélande à tarifs préférentiels. Des retransmissions de match sont également prévues dans quelques clubs. La coupe du monde a sur lui un effet positif : celui d’augmenter le nombre d’inscrits. « C’est un regain d’énergie pour le comité » atteste le trésorier. 

L’événement attendu par les quelques supporters réunionnais fut le match France-Nouvelle-Zélande.  Un « moment clé » de la phase de poule, selon Tristan. Haka ou Marseillaise, la réponse fut sans surprise. L’équipe néo-zélandaise s’est imposée royalement face aux Bleus. Une défaite qui n’influence pas le reste de la compétition. La France est qualifiée pour les quarts de final qui débutent le 8 octobre prochain.

Une aubaine pour Pascale, de Saint-Pierre. La quadragénaire s’envolera fin septembre pour suivre son équipe favorite. « Si le rugby ne vient pas à nous, c’est nous qui irons vers lui » s’amuse-t-elle. « On a tout prévu, les banderoles, la peinture sur le visage : on va mettre le feu ! ». Le ton est donné, tant pis pour les défaites éventuelles.

 

Maureen BENARD 

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