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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 07:10

 

Loin d’une vie bien cadrée


Une passion, la photographie. A 36 ans, David Chane vit enfin de son art. Douze ans d’attente depuis l’obtention de son CAP en photographie n’auront pas entamé son enthousiasme.

David.jpg 

Employé à la Région depuis fin 2010, le jeune homme accepte volontiers de se raconter. Mais comme tout bon photographe, il ne supporte pas d’avoir un objectif braqué sur lui. Son amour pour l’image n’est pas anodin. Il lui vient de son père, lui même photographe. Après deux ans de scolarité « 

médiocre »au lycée Roland Garros du Tampon, David Chane entreprend un CAP en section photographie au CFA de Saint-Gilles. « J’en avais marre du cursus normal » explique-t-il, « Même si à 36 ans j’ai des petits regrets ». En 1998, fraichement diplômé après quatre années « laborieuses », il ne parvient pas à trouver du travail. Il avait pourtant obtenu les meilleurs résultats en photographie studio de sa formation. « J’ai dû trouver une profession alimentaire » regrette-t-il. « Je m’installais en couple et je n’avais pas de matériel ». Contraint, il travaille comme commercial. Mais pour rester en contact avec sa passion, le photographe fait à l’occasion des piges pour le Journal de l’île, le Quotidien et Star Top. A l’occasion, il couvre également des baptêmes, des mariages et des communions. « C’était vraiment pas ma tasse de thé » concède-t-il.

 David Chane jongle entre diverses professions, jusqu'à la naissance de son fils en 2003. « Je devais absolument bosser ». Il retourne donc travailler avec son frère ainé dans la téléphonie mobile et arrête momentanément la photographie. « Je détestais les horaires fixes, j’aime bouger, j’aime quand ça n’est pas répétitif ». Mais cette vie professionnelle monotone dure jusqu’en 2010, date à laquelle le photographe se décide à faire de sa passion un métier. Il sollicite la presse et les collectivités en quête d’un emploi plus pérenne. Il est finalement engagé à la Région comme unique photographe.

 Lui qui aime bouger, il est servi. Entre les reportages sur le terrain, les conférences de presse, le travail d’archive et le fait de devoir suivre le président de la Région à chaque déplacement, il n’a plus une minute à lui. Parallèlement, il effectue des missions hors département, lui qui n’avait jamais été qu’a l’île Maurice. « Quatre voyages en un an, c’est plutôt pas mal » reconnaît-t-il en souriant, « j’ai ainsi pu découvrir la métropole ». Lorsqu’il était enfant, ses parents voyageaient pourtant beaucoup : sa mère, championne de marathon de la Réunion en 1996, a couru notamment à Paris et New-York. « Mes deux frères et moi restions avec la nounou ». Le sport, une valeur familiale qui fait partie intégrante de la vie de David Chane. « Je suis hyperactif et en perpétuel besoin de mouvement, dans ma vie personnelle comme dans ma vie professionnelle». 

 Décidé, le photographe aura attendu douze ans pour enfin vivre de son talent. Seul ombre au tableau, son contrat reste précaire. Malgré un salaire de 2000 euros nets par mois, l’incertitude plane quant à une éventuelle titularisation. Mais ce passionné à l’esprit vif, désormais lancé dans la course, ne baissera certainement pas si facilement les bras. Et il est bien difficile de tirer le portrait d’un photographe qui bouge sans arrêt.

 

Lucian Collienne

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 15:34

Trois questions à Mourad Guelalta, président de la Chambre des carburants d’intérêt régional et de produits pétroliers. 

 

Dans un mois, promet la CCIRPP, les Réunionnais pourront acheter du carburant moins cher, importé directement, sans passer par la filière habituelle de la société réunionnaise des produits pétroliers


Qui pourra acheter votre carburant et à quel prix ?

Tous ceux qui seront adhérents au 20 décembre, routiers ou particuliers, pourront s’approvisionner. De toute façon, sans eux, on n’est rien ! Pour ce qui est du prix du litre, c’est la surprise du chef ! Il sera évalué en fonction des revenus du consommateur. Un étudiant qui touche 250 euros par mois et un professeur qui en touche 5000 ne paieront pas le même montant. Pour l’étudiant, ce sera le prix de revient et la différence que paiera l’enseignant permettra de compenser. Le tirage au sort de 50 litres offerts est un moyen de montrer que ce n’est pas l’enrichissement personnel qui nous intéresse !

Votre projet suscite bien des interrogations et des doutes…

Officiellement, on a 90 % des politiques locaux qui disent oui au projet. Sur le papier, c’est une autre affaire… Faut pas se leurrer, plus on aura d’adhérents soutenant le projet, plus les élus craindront de voir leur nombre d’électeurs baisser et se rangeront de notre côté. Beaucoup nous critiquent mais dans deux semaines ils nous courront après. J’ai fermé le clapet d’un écolo qui disait qu’on allait polluer plus alors que ce carburant est trois fois moins polluant que l’actuel. De même pour certains réfractaires, j’ai parié ma carte de distribution pétrolière d’une valeur de 60 millions d’euros contre les biens de ceux-ci. Ils n’ont pas suivi le pari…

Donc la vente aura bien lieu ?

Oui ! Un certain président mauricien ne pourra plus dire que nous sommes des assistés! On n’a peut-être pas choisi la meilleure solution mais la moins mauvaise. Avec Joël Mongin, l’initiateur et les deux autres membres fondateurs, on a voulu apporter chacun de ce que l’on savait faire. Moi c’est surtout le stockage. La base se positionnera dans l’Est ou le Sud, tout simplement pour rendre la monnaie de la pièce à nos soutiens.

Entretien : Emmanuelle BURDIN

 

 

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 06:42

« Etre leader sur tous les supports »

Roussel-petit.jpgAntenne Réunion lance sa radio, avec une rédaction propre et un partenariat avec RMC. L’objectif est ambitieux : devenir leader…

Pourquoi une radio Antenne Réunion ?

Nous avons voulu apporter quelque chose de nouveau au monde radiophonique de l'île en l'enrichissant et le modernisant. Notre expérience en matière de télévision à travers nos journalistes et nos animateurs va nous permettre d'apporter une nouvelle dynamique. Nous avons aussi pour projet la création d'une deuxième chaîne télé en cas de lancement du deuxième multiplexe de la TNT à la Réunion. Et concernant internet nous poursuivons notre développement. Les modes de consommations des téléspectateurs ont changé ; nous souhaitons tout simplement accompagner les Réunionnais et coller à leurs attentes.

Quels types de programmes avez-vous l'intention de mettre en place ?

Nous souhaitons évoluer dans le même axe, à savoir une priorité à l'information locale avec un partenariat déjà acté avec RMC pour les informations nationales et le divertissement. La radio Antenne Réunion a pour esprit une complémentarité à la télé qui est notre métier de base.

Qu'est ce qui va vous différencier de vos concurrents ?

Près de 80 % de l'audience est entre les mains de deux acteurs majeurs : le groupe public RFO et le groupe privé Radio Régie, qui dépend lui-même du Quotidien de la Réunion. Nous souhaitons tout simplement diversifier l'offre en gardant la même ligne de conduite qu'avec l'univers audiovisuel. Nous sommes déjà les leaders et la référence en mode analogique, nous devons également l'être sur tous les supports si nous en avons l'opportunité. Notre objectif n'est pas de faire une radio en dessous de nos autres offres médias mais de proposer plusieurs supports de bonnes qualités.

Entretien : Johanne RAMASSAMY

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 08:51

Faut-il nationaliser les banques ?

 

Le président de la Commission européenne appelle les États à recapitaliser les banques de toute urgence. Une solution déjà appliquée dans le passé. Philippe Jean-Pierre, professeur des universités, agrégé d’économie, ne serait pas opposé à une réelle « nationalisation sanction ». Olivier Hélias, professeur certifié en économie-gestion, est moins radical.

 

Philippe-JeanPierre2petit.jpgOlivier Helias économiste AFpetit

 

- Faut-il aller aujourd’hui plus loin qu’en 2008 pour sauver les banques ?

 

Philippe Jean-Pierre : En 2008, nous subissions la crise des subprimes de 2007 (ces crédits accordés à des foyers américains peu solvables qui ont provoqué une crise financière mondiale). Les États ont injecté du capital dans les banques pour stopper la crise. Aujourd’hui, nous sommes victimes du « cas grec ». Nos banques ont prêté de l’argent à la Grèce, en toute connaissance de son instabilité financière. Le pays aura du mal à rembourser, on le sait, tout comme l’Italie, le Portugal… À force, les banques ne vont plus se prêter d’argent, et l’économie sera à nouveau paralysée.

En 2010, sous l’impulsion notamment du G20, les accords de Bâle III ont été signés. Des règles prudentielles mises en place pour encadrer la recapitalisation, mais applicables qu’à l’horizon 2013-2015… C’est pourquoi il faut que l’État intervienne maintenant, mais de façon plus draconienne. L’État doit entrer au conseil d’administration de ces établissements. Nationaliser est une contrepartie « sanction », nécessaire, à mon sens, pour que les banques prennent conscience de leurs limites d’action.

Olivier Hélias : En 2008, c’était l’urgence. Les États ont renfloué le capital des banques, ce qui a permis d’éviter la faillite de certains établissements et surtout une panique généralisée. Aujourd’hui, nous essayons d’anticiper une crise. Les banques ne sont pas au plus mal. Les actifs risqués provenant de l’emprunt grec ne devraient pas les ruiner. Cependant, recapitaliser rassure, à la fois les marchés mais aussi l’opinion. Et en matière d’économie, la confiance est un facteur fondamental. De plus, recapitaliser permettrait aux États, par des prises de participation dans les banques, de mieux contrôler leurs actions et d’orienter l’activité bancaire. Recapitaliser à plus de 50%, c’est nationaliser, et personnellement, je suis contre. Je pense que ce n’est pas le rôle de l’Etat, que cela coûterait cher, et que le retour sur investissement ne serait pas garanti. Pour preuve, les dernières nationalisations de 1981 n’ont pas montré l’efficacité de l’État.

 

- Christine Lagarde, directrice du FMI, estime que les banques doivent d’abord chercher à se recapitaliser elles-mêmes avant qu’une aide publique soit envisagée…

 

P.J-P : Christine Lagarde sait bien comment s’est passée la dernière crise. L’État est venu recapitaliser les banques en pleine crise, et elles en ont profité pour distribuer des dividendes. La directrice du FMI les met en garde. Elles doivent avant tout essayer de récupérer des capitaux auprès de leurs actionnaires. Elle leur demande d’assumer leur gestion. Si quelles que soient vos erreurs, vous savez que l’Etat va vous aider, vous ne faites aucun effort, c’est cela que Madame Lagarde essaie de prévenir.

O.H : Ses propos sonnent comme une stratégie de communication. Elle demande aux banques, et donc à leurs actionnaires, d’assumer leurs erreurs. Cependant, est-ce que ce sont les banques qui ont pris des risques inconsidérés ou, est-ce l’État qui les a poussées à atteindre un niveau d’endettement hors normes ? Les banques vont faire appel à leurs actionnaires et après ? Après, l’État viendra en renfort si les capitaux ne sont pas suffisants.


- Que vont finalement décider les Etats ? Avec quelles conséquences pour les banques réunionnaises ?

 

P.J-P : Je pense que les États n’auront pas le choix : il faudra recapitaliser. Nous sommes dans une économie de marché et quand ça va mal, l’Etat intervient. Seulement là, il faudra être plus ferme, pour que dans deux ans on n’en soit pas au même point. Il nous faut une Europe forte. Je suis européen à 100%, j’ai soutenu la monnaie unique et je pense qu’il est temps d’instaurer une politique fiscale et budgétaire commune. Peut-être cette crise va-t-elle accélérer cette ultime étape européenne ?

À La Réunion, comme partout, si la crise s’installe, l’impact sera immédiat sur les taux d’intérêt, tant concernant les prêts immobiliers que les crédits à la consommation. Et nous n’avons pas besoin de cette crise, pas plus à La Réunion qu’ailleurs.

O.H : Si les États recapitalisent leurs banques, le mal ne sera pas traité. Pour guérir, il faut diagnostiquer la maladie, s’attaquer aux causes de la crise. Il faudrait ralentir la course à l’endettement des États et retrouver un équilibre budgétaire. Cela induirait un ralentissement de l’économie, l’augmentation du chômage, des impôts… Pas très populaire comme politique. Cependant, aller droit dans le mur nous permettrait, peut-être, d’assainir le système et de déboucher sur un nouveau modèle économique ! Je pense qu’il faut changer de paradigme et seule une crise majeure nous y contraindrait.

 Les banques réunionnaises sont des filiales des grands groupes nationaux. Les conséquences ici seraient donc similaires avec, peut-être, un risque plus fort sur le plan économique. La Réunion est un petit marché, très cloisonné et plus le crédit est freiné, plus le risque social est amplifié.

Entretien : Agnès FARRUGIA

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 16:30

" Pas de requins sédentaires "

 

Suite à la chasse au requin organisée par la préfecture, beaucoup de questions restent en suspens. Habitué du marquage des requins, Michaël Rard revient sur cette traque.

 

requin--petit-.jpgPourquoi et comment pêchez-vous les requins ?

 

L’observatoire est une association à but non lucratif, qui réalise des études scientifiques sur le monde marin de La Réunion. On cherche notamment à mieux connaître les espèces et à évaluer les dégâts des hommes sur les fonds. Dans ce cadre, cinq à six fois par an, on prend le large pour tenter de pêcher des requins. On utilise la canne à pêche pour qu'ils restent vivants. On attache la ligne principale avec un fil d'acier pour éviter que le squale ne la sectionne. Ensuite, on ajoute au fil d'acier deux à trois mètres de fil de nylon. L'hameçon au bout est à pointe rentrante (circle hook). Ainsi, il se coince automatiquement quand le squale bouge. L'appât, c'est du poisson frais qu'on pêche dans l'après-midi afin d'être prêts avant que les requins n'aillent chasser, en fin de journée. Les combats peuvent durer aussi bien quinze minutes qu'une heure trente. Ce prélèvement permet de connaître les espèces de requins autour de l'île ainsi que la proportion des mâles et des femelles.

 

En quoi consiste le marquage ?

 

On marque un requin avec une petite étiquette numérotée qu'on fixe avec une flèche en plastique sous sa nageoire dorsale. C'est un endroit où la marque ne sera pas enlevée par un contact avec un autre squale. Grâce aux marquages, on peut établir la distance qu'un requin a parcourue entre deux points et mesurer sa vitesse de déplacement. Aussi, en comparant deux dates et deux lieux, on en déduit sa migration. Nous avons réussi à marquer cinq requins, quatre bouledogues et un émissole lisse mais aucun n'a encore été repêché. Le marquage donne des indications sur la sédentarité des requins. Aussi, lorsqu'on repêche un requin marqué, on peut évaluer sa vitesse de croissance.

 

Y-a t-il autant de requins que ce qu'on prétend autour de notre île ?

 

Contrairement à ce que dit le préfet, selon nos observations, les requins ne sont pas sédentaires. Quand on ne retrouve pas les poissons marqués, il y a cinq possibilités. Soit la marque est partie, soit la personne qui a attrapé le requin ne nous a pas contactés. L'animal peut avoir été mangé ou il peut il y avoir tellement de requins qu'on a très peu de chance de pêcher les mêmes. Ce qui semble peu probable. Les pêcheurs disent que notre mer est infestée de requins mais ils n'en pêchent que cinquante par an. Cinquante, c'est le nombre de requins qu'on pêche en un jour en Polynésie. Selon nous, les requins marqués sont déjà partis sur d'autres îles. Donc non, il n'y en a pas autant qu'avant, il faut juste faire attention aux conditions de baignade.


Julien ANDY

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 15:31

Trois question à Frédéric Maillot, porte-parole du collectif RSKP

« Le Réunionnais a les mêmes compétences qu’un autre »


La nomination d’un zorey, avec un salaire très élevé, à la direction de la SHLMR a projeté le collectif Réyoné Soubat’ Kont Profitèr au-devant de la scène. Pour son porte-parole Frédéric Maillot, les Réunionnais sont victimes de discrimination face à l’emploi.

 

Qu’est ce que le RSKP ?

Derrière notre mouvement, ce sont des jeunes qui en ont ras le bol d’être laissés pour compte par ceux qui détiennent le pouvoir économique à La Réunion. Ces derniers nous font croire qu’ils travaillent pour la Réunion alors que le Réunionnais lambda est toujours en bas de l’échelle. Cela faisait un moment que nous pensions qu’il fallait faire quelque chose. Souvent, je dis à mes amis que nos grands parents ont sûrement eu cette discussion 40 ans plus tôt et que rien n’a changé. Il faut arrêter de parler mais agir maintenant. Nous visualisons la société mais nous n’en faisons pas partie… Bon peu i di c’est un l’esclavage moderne. Et nous, membres du RSKP nou lé bann’ marron : marron lé pa z’esclave.

 Vous inscrivez-vous dans la même ligne que le LKP (Liyannaj  Kont Pwofitasyon) aux Antilles ?

Il existe quelques similitudes entre nous, notamment sur la graphie, mais notre combat est différent. Aux Antilles, la fibre indépendantiste est très présente dans les mouvements de contestations, sans compter les tensions communautaires entre békés et créoles.
Le RSKP n’est ni dans un combat racial, ni  autonomiste, c’est un combat perdu. Nous n’avons aucune haine envers qui que ce soit : nous voulons remplacer la violence par l’intelligence. Beaucoup d’amalgames sont faits autour de nous alors que notre message est bien clair : le Réunionnais possède les mêmes compétences qu’un autre. Beaucoup de nos jeunes possèdent un bac + 5 et se retrouvent ensuite au chômage. Nous sommes plus exposés au chômage que les métropolitains, ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les chiffres.

Qu’est-ce qui a poussé le RSKP à intervenir lors du conseil d’administration de la SHLMR ?*

Nous sommes intervenus lors de ce conseil d’administration parce que selon nous, la nomination de Jean-François Moser est un acte dicté par le copinage. C’est un scandale car des Réunionnais ont les compétences pour exercer des postes à responsabilité et on ne prend même pas la peine d’étudier leurs cas. Pour vous montrer l’arrogance de ces administrateurs, M. Moser a été élu discrètement le lendemain : cela montre bien leur mépris. Nous, jeunes Réunionnais, voulons construire avec eux. Mais je ne crois pas que cela soit réciproque de leur côté.

Entretien : Samuel IRLEPENNE

*Le 25 août dernier, des jeunes du RSKP sont intervenus lors du conseil d’administration de la SHLMR, forçant son PDG Jean Chatel à l’annuler. La nomination de Jean-François Moser a eu lieu le lendemain dans des locaux privés appartenant à la SEMIR, au Port.

 

 

 

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