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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 15:58

« Impossible de travailler mes fessiers »

 


Victimes de leur succès, les salles de remise en forme du chef-lieu semblent aujourd'hui saturées. Le nombre de machines est insuffisant vu le nombre d'abonnés, qui doivent parfois renoncer à transpirer... comme notre journaliste.


article choix 2

  18h30, le parking de ce complexe sportif de Saint-Denis est déjà bondé. Je me gare le long de la rueempiétant sur le trottoir ; vu les panneaux d'interdiction posés par les riverains, la pratique semble monnaie courante. Regard rapide à l'intérieur de la salle : comme chaque lundi, il y foule. Premier arrivé, premier servi. Affermir mes fessiers ? Plus de place ! Durcir mes abdos ? Une tribu de garçons aux sourcils épilés occupent la place. Au stand muscu, même affluence. Comme tous les retardataires, je me rabats sur un appareil de cardio-training. A côté, dans la salle de cours collectifs, Murielle, la cinquantaine passée, décolorée, bronzée et manucurée a aligné sa serviette et celles de ses copines retardataires pour marquer son territoire !

20h, je n'ai toujours pas eu accès aux appareils convoités. Je rentre chez moi déçue ; à 50 euros l'abonnement mensuel, c'est cher payé !

Moving, Fitness One, Fitness Park ou encore Fit-Fun... Une visite dans chacune de ces salles confirme un engorgement généralisé. Selon un de ses employés, le Fitness Park disposerait de 65 appareils sur 450 m2 pour plus de 1300 abonnés et 120 passages par jour en moyenne. « On n'est pas saturé, assure-t-il, contrairement aux salles concurrentes, qui prennent trop d'abonnés par rapport à leur capacité d'accueil »... Anonymement, le gérant d'une de ces grandes salles avoue que « si tout le monde venait en même temps, ce serait catastrophique ».


« C'est la galère »


D'ores et déjà, le mécontentement gagne alors que les muscles s'échauffent. Sabrina, étudiante de 21ans, a purement et simplement abandonné. « Maintenant, je vais à un cours collectif à la salle de sport. Je vais pas perdre mon temps à attendre que les appareils se libèrent. Mais du coup, je gaspille mon abonnement ». Arnaud, commercial de 33ans, raconte lui aussi qu'il ne peut plus aller en salle en sortant du travail. « Je viens entre midi et deux, sinon il y a trop de monde . Même pour se garer, c'est la galère », transpire-t-il.

D'autres adhérents ont trouvé des solutions alternatives. C'est le cas de Charly. Pour lui la salle de sport, « c'est comme une petite famille. Il y a vraiment une ambiance conviviale ». Le jeune retraité s'organise chaque jour avec des amis rencontrés sur place pour monter une séance collective. En attendant qu'une machine se libère, il coache ses camarades et vice-versa. Mais pour les accrocs des pectoraux et pressés des abdominaux, pour celles et ceux qui veulent perdre dix grammes de graisse à l'heure et par euro, les salles de sport ressemblent aujourd'hui à un piège !

Johanne RAMASSAMY

 

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Published by futurs.journalistes.974 - dans Tendances
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commentaires

salle de sport la teste de buch 05/12/2016 17:09

Il ne faut pas abandonné les efforts c'est justement à ce moment là que l'effort d'avant sera bénéfique, c'est le début et c'est dommage d'abandonné. Il faut être persévérant ! Je le dis car j'étais pareil et mon coach m'a motivé. Aujourd'hui les résultats sont là !

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