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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 17:12

Une vague à croquer

Moins de deux semaines après la disparition de Mathieu Schiller, victime d’une attaque de squales, s’est tenu le Nissan Bodyboard Pro sur le spot des Archers de Saint Pierre. Une compétition perturbée par le risque requin.

 surfpetit.jpg

Dix ans après le dernier événement mondial de surf à la Réunion, les rois de la vague ont retrouvé les spots de l’île dans un contexte pour le moins sécuritaire. La quatrième attaque de l’année, deuxième mortelle, intervenue mi-septembre, a fortement remué le monde du surf local. Ce samedi matin, la crainte du prédateur marin est palpable.

Les organisateurs s’activent dès la première heure. « D’habitude, on se met en place juste une heure avant le début de la session », explique un membre de l’organisation. C’est que le déploiement d’un dispositif de sécurité exceptionnel demande plus de temps.

Dès 9h, les moyens humains et matériels sont sur place : des pompiers, en passant par les sauveteurs en mer ou encore les scaphandriers, qui doivent être lâchés quelques mètres au large des tubes…, tous sont sur le pont équipé et prêts à intervenir. Outre les classiques équipes d’intervention, qui évoluent en jet ski, en zodiac, voir en paddleboard… un expert des méthodes d’intervention utilisées en Australie et à Hawaï, est également présent.

 

« La Réunion, c’est sharky »

 

« Je suis capable de porter secours quelles que soient les conditions de vague », assure Laurent Morel. Basé sur la plage, en liaison permanente avec les équipes évoluant sur l’eau (jet ski, zodiac…), l’éducateur sportif guette les surfeurs, paré à réagir. S’il doit intervenir tout est prêt : « ma rescueboard, mon rescuetube (une bouée), et ma fidèle paire de palmes ».

Les vingt-quatre meilleurs bodyboardeurs de la planète attendent le lancement de la compétition, pas vraiment stressés par l’étendue du dispositif. « Pas question de renoncer à d’aussi belles vagues à cause d’un supposé risque requin », lance un concurrent sud-africain.

Mais voilà : la houle est trop forte et empêche les navires de surveillance et de transport de scaphandriers de sortir du port de Saint-Pierre. Pas question de se lancer à l’eau sans cette garantie, rendez-vous est pris à 7h le lendemain. « C’est vraiment frustrant, les vagues sont magnifiques aujourd’hui… Mais je comprends tout à fait la décision, la Réunion c’est  sharky, on ne peut pas jouer avec ça ! », philosophe Amaury Lavernhe, champion du monde en titre.

 

Hadrien FAIVRE

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Published by futurs.journalistes.974 - dans sport
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