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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 05:57

Sarah Patel, The Voice !

 

Les auditeurs ont tous connu la voix de Sarah Patel sur Freedom. Depuis peu, à 33 ans, c’est sur Antenne Réunion Radio qu’elle officie.

 

 SarahPatel_bis_3.jpgNikos Aliagas cherche la plus belle voix de France. A la Réunion, en radio, on a la nôtre, celle de Sarah Patel. C’est à l’âge de 14 ans qu’elle arrive sur Freedom. « J’étais comme une schtroumpf » se souvient la journaliste. Mais Camille Sudre repère alors le potentiel de la jeune fille. Freedom découvre une adolescente acharnée, qui travaille tous les week-ends. « Je ne cherchais même pas à être payée » se remémore-t-elle avec passion. « La radio, c’est une grande histoire d’amour ». Le baccalauréat en poche, elle tente la presse écrite (Le Quotidien), la télévision à Mayotte et aiguise son micro à RFM, une radio locale en vogue à l’époque. Mais l’appel de Freedom est bel et bien le plus fort en 2002.

Dans ce cas pourquoi Antenne Réunion aujourd’hui ? Parce qu’à Freedom « ça ne vibrait plus » concède-t-elle. Et d’évoquer « les journaux de trente minutes » avec une ligne éditoriale qu’ « on ne pouvait pas changer ». Car Freedom, « c’est le bébé de Camille ! » Quitter la radio de la Colombe pour l’inconnu lui faisait un peu « peur » admet-elle néanmoins. Mais Sarah Patel justifie son choix par le désir légitime de changement. La voilà animant la matinale d’Antenne Réunion Radio depuis décembre 2011. Elle avoue qu’à son premier jour d’antenne, lors de son arrivée devant le studio, elle regrettait « d’avoir quitté Freedom à chaque pas qu’elle faisait ».

Aujourd’hui, avec Camille Sudre, c’est je t’aime, moi non plus ! « Ma relation avec lui est excellente, on s’est vus hier » assure-t-elle. Mais Sarah Patel confesse quand même que le « patron » lui a demandé si elle était partie « pour l’argent », et si elle souhaitait être «  mieux payée ». Elle affirme que son salaire est inférieur à Antenne et que c’est bien l’envie d’apprendre autre chose qui l’a motivée. La journaliste confie enfin que l’ex vice-président de la Région aurait déjà tenté de la récupérer…

En attendant les directeurs des médias locaux apprécient cette voix claire, fluide et précieuse. Comment cette jeune femme originaire de « Bras-Panon city » a su développer une telle aisance avec la parole ? Selon elle, cela vient de ses lectures. Avec un père facteur « rat de bibliothèque », Sarah Patel alimente une vraie passion pour la littérature depuis son enfance. « J’aimais beaucoup la Comtesse de Ségur. » Sa mère, femme de ménage, plus pragmatique, lui a transmis d’autres valeurs. Elle insiste d’ailleurs sur sa sévérité, mais on sent bien que le contact avec elle est omniprésent encore aujourd’hui. De même, la famille de sa mère n’était pas vraiment convaincue de l’intérêt des études. « On trouvait bizarre que j’aille à la bibliothèque. » Quant à la famille de son père, elle était déçue des études littéraires que la jeune femme a entamées à l’université : « J’étais censée faire médecine » explique-t-elle.

 Multicartes, Sarah Patel ne se consacre pas exclusivement dans le journalisme. Depuis ses 19 ans, elle est également cadre à France Télécom. « Il fallait quand même avoir une situation stable ». Avec amusement, elle raconte que c’est grâce à son culot qu’elle a obtenu ce travail : « Dès que j’ai su que j’étais embauchée, j’ai tout de suite demandé où était mon bureau ! » La jeune femme reconnait que son salaire à France Télécom se rapproche de celui qu’elle touche à Antenne Réunion (2200€ bruts), toutefois sans révéler le montant précis. L’essentiel de ses ressources ne provenant pas du journalisme, la matinalière ne possède pas de carte de presse. Mais elle « n’en a pas besoin », ayant largement fait ses preuves dans le Landerneau journalistique local : « Je me considère comme journaliste. L’important étant de prendre du recul par rapport à l’information ». Par rapport à Freedom également ? Probable…

Benjamin Abémonty

(Photo Michèle Jean-François)


Et psychopathologue aussi…

« Je suis célibataire. » Difficile d’imaginer le contraire avec une vie aussi chargée. Pourtant Sarah Patel arrive quand même à trouver du temps pour sa bulle sociale : « 12h-14h c’est bien pour les amis. Quoique 17-18 aussi ! »

Ayant passé sa vocation pour la médecine sous silence, c’est en 2004 qu’elle réentend l’appel. « J’ai toujours besoin de me défier » dit-elle. C’est donc à la fin d’un congé individuel de formation qu’on retrouve Sarah Patel avec un diplôme de psychopathologie. Peut-être une nouvelle perspective de carrière…

 

 

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Published by futurs.journalistes.974 - dans Société
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