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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 17:53

Sexuellement actives à 14 ans

 

Si la majorité sexuelle est à 15 ans, certaines adolescentes ne sont pas si patientes. Elles attendent juste « la bonne personne ». Apparemment, elle est plus facile à trouver de nos jours…

 

Le sexe pénètre dans la vie des jeunes de plus en plus tôt. Selon l'enquête Contexte de la sexualité en France (menée par l'Inserm, l'Ined et l'ANRS), l'âge au premier rapport sexuel ne cesse de baisser. En particulier, chez les femmes. L'âge moyen pour la perte de leur virginité tourne aujourd'hui autour des 15-16 ans, contre 20 dans les années 50.

 

Joanne a 18 ans et le pas, elle l’a franchi à 14 ans. « Ce n’est pas l’âge qui compte, argumente-t-elle. Si la relation est sérieuse, qu’on aime l’autre personne, pourquoi ne pas aller plus loin ? Les filles de mon âge sont rarement vierges. Les mœurs se relâchent. C’est toujours quelque chose d’important, mais moins qu’avant ». Pourtant Joanne regrette sa première expérience. Non pas pour sa précocité, mais pour la brièveté de sa relation : « Je ne suis restée que trois mois avec lui. J’étais tellement amoureuse et il insistait pour qu’on le fasse ».

 

D’où vient la pression ?

 

La plupart ne considère pas le fait d’avoir perdu sa virginité comme un fait d’arme. « C’est quelque chose de personnel, les filles ne vont pas se mettre la pression entre elles. Si la relation n’a pas marché, elles ne sont pas trop fières. Elles n’en parlent pas », relate Karen, une Dionysienne de 16 ans. Selon Nathalie Bajos, directrice de recherche à l’Inserm, l'entrée plus précoce des jeunes filles dans la vie sexuelle correspond à l'évolution de leur statut. « Les filles sortent plus jeunes, elles ont accès au travail, aux études, elles prennent de l’autonomie. Elles tendent de plus en plus à être l'égal des hommes. »

 

La pression viendrait justement des garçons. Ces derniers seraient plus enclins à « se charrier » entre eux. Ils seraient plus pressés de se « débarrasser de leur virginité ».

 

Nicole Florentiny, psychologue à Saint-Denis, analyse cette tendance comme un fait de société. « Les enfants montrent un manque troublant d'informations sur la sexualité. Ils comblent ce vide avec Internet ou la télévision qui banalise l’acte sexuel. »

 

Ces jeunes filles, qui deviennent si tôt des petites femmes estiment être assez matures. C’est leur choix et leur libre arbitre. Elles en sont presque sûres.

 

Anne-Lorraine MOTTARD

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Published by futurs.journalistes.974 - dans Société
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