Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 13:04

Ils vivent déconnectés

Le monde entier vit au rythme des réseaux sociaux, mais la page bleu a encore des résistants. Bien que la jeune génération se soit approprié ce phénomène, certains refusent de s’y soumettre. Rencontre avec ces anti-Facebook.

En 2012, tout le monde est occupé sur Facebook. « Le matin dans ton lit, tu Facebook, sur ton iPhone, ton BlackBerry,  tu Facebook… » Eh non ! C’est un autre refrain que nous chante Emeline, 20 ans. Elle fait partie des rares jeunes à ne pas posséder de compte sur le réseau. L’étudiante en master Enseignement, considère Facebook comme un « parasite de la société », qui privilégie une communication virtuelle au détriment du contact humain.
J’aime ou je n’aime plus ? À cela, Emeline répond : « Je n’aime pas et je n’aimerai jamais ». Consciente des risques, elle dénonce un manque de confidentialité et une vie trop exposée aux regards des autres. Véritable vecteur d’information, le réseau social inciterait donc à l’espionnage et aux « ladis lafés ».

« Dernière au courant »

Une génération prise au piège ? Pour cette jeune fille, protéger sa vie privée et professionnelle est un argument de choc : « Les employeurs enquêtent de plus en plus sur les candidats, ça peut nous porter atteinte ». Un fossé se creuse entre antis et pros. Se sentir exclu est le prix à payer, comme le constate Emeline : « Je suis toujours la dernière au courant, tout se fait via Facebook. C’est comme un moteur d’intégration dans la société, je me sens exclue. Pour autant, je ne m’inscrirai pas ». L’étudiante rejette de la même façon Skype et Tweeter.
Comme elle, d’autres préfèrent choisir l’isolement à l’exposition publique. Marion, 21 ans, n’a plus de compte sur le réseau. Elle se justifie : « Tout est déformé, je tiens à conserver une vie privée ». Il y a près de quatre ans, elle s’est créé un compte : « C’était la première chose que je faisais à mon réveil, j’étais accro. C’était devenu presque un mode de vie ». Puis la rupture avec cette addiction s’est imposée, son compte est désormais inactif. « Au début, confie-t-elle, ça me démangeait de me connecter mais je suis toujours en vie, je peux m’en passer ! »
Les nouvelles applications de Facebook telles que le « journal » incitent les jeunes à publier leur vie à la seconde près. Les curieux seront servis ! Sophie, une autre résistante de 22 ans, en formation de décoratrice d’intérieur, évoque elle aussi cette évidence : « Toute ta vie est exposée sur la toile, depuis ton inscription ». Et de rappeler : « Tu ne peux même pas supprimer définitivement toute tes données, tu es fiché à vie ».

Mais ces « antis-Facebook » restent une minorité. Mois après mois, le réseau social engrange de nouveaux amis, approchant aujourd’hui le milliard d’amis !

Coralie GEORGET

Partager cet article

Repost 0
Published by futurs.journalistes.974 - dans Tendances
commenter cet article

commentaires

Revenir À L'accueil

  • : Les futurs journalistes de La Réunion
  • Les futurs journalistes de La Réunion
  • : Ce blog présente les reportages des étudiants en journalisme d'InfoCom de l'université de La Réunion.
  • Contact

Recherche

Catégories